Quand on souffre d’hémorroïdes, on a l’impression qu’il n’y a pas de traitement. Pourtant, un traitement efficace contre les hémorroïdes existe. Mais, comme toute base de traitement efficace, il faut comprendre la maladie pour savoir ce qu’il faut faire.

Les hémorroïdes, il faut les comprendre…

Avant de s’attaquer au traitement, il faut comprendre ce que vous avez et ce dont vous souffrez. Pour ça, on ne vous demande pas d’être un as de la médecine. Il suffit de quelques notions de bases vulgarisées pour que quiconque comprenne cette maladie tellement répandue.

Une petite leçon d’anatomie

On ne va pas parler de l’anatomie de la main mais tout simplement de celle des hémorroïdes qui est beaucoup plus simple, croyez moi. Les hémorroïdes ne sont pas une maladie en soi. On appelle hémorroïdes ou plutôt veines hémorroïdaires, les veines qui irriguent la partie anal.

L’anus, si vous l’examinez de plus près est entouré d’un coussinet. Ce coussinet est en fait divisé en trois parties qui sont les veines hémorroïdaires. Ces veines, logiquement au nombre de trois ne sont que le prolongement de veines internes. Ce qui nous amène à distinguer deux types…

Deux types, à distinguer

Comme il existe une portion interne et une portion externe plus visible à l’œil nu pour les non-experts. Les hémorroïdes comme on dit sont un gonflement suite à une inflammation de ces veines.

Il est tout naturel de parler d’hémorroïdes externes quand le gonflement concerne les veines externes et d’hémorroïdes internes quand l’inflammation concerne les veines internes.

Une maladie ou un trouble ?

On ne peut pas vraiment considérer les hémorroïdes en tant que maladie proprement dite. C’est surtout un trouble qui vient d’une mauvaise circulation sanguine même si c’est lié à une composante héréditaire.

Ça correspond à une stagnation du sang dans les veines hémorroïdaires et une fragilisation de la paroi de ces veines. Ce sang stagné peut même constituer un caillot sanguin, voire amener la veine à s’étrangler. Là, on commence à parler de complications.

Les symptômes, est-ce que j’en souffre ?

Le diagnostic des hémorroïdes est un des plus faciles à poser. Les symptômes sont tellement évocateurs qu’on ne peut pas se tromper. De plus, un simple examen à l’œil nu suffit au médecin, même généraliste, pour confirmer le diagnostic.

Ces symptômes varient toutefois selon le stade des hémorroïdes, parce qu’il en existe 4 quand les hémorroïdes sont internes et un seul compliqué ou pas quand ces hémorroïdes sont externes.

Le premier stade correspond à une absence de signes et à moins qu’on ne consulte pour un autre problème, on ne peut pas le détecter. Le deuxième correspond également à une absence de signes hormis le fait que les hémorroïdes sortent au moment de la défécation et reviennent après.

C’est au troisième stade que ça se corse quand les hémorroïdes doivent être replacées parce qu’elles refusent de revenir seules à l’intérieur. C’est accompagné de douleurs et de gêne. Le quatrième stade étant le dernier correspond aussi à celui des hémorroïdes externes

On assiste à ce dernier stade à des hémorroïdes visibles, sans possibilité de les replacer à l’intérieur et très douloureuses. Ça s’accompagne aussi de démangeaisons et d’une constipation parce qu’on appréhende la douleur et que physiologiquement, notre corps ne veut pas avoir mal.

Et si c’était autre chose ?

Mais, si vous ne voyez pas les hémorroïdes, sachez que ça peut être autre chose. Allant du moins grave au plus grave, on parle de constipation simple, de fissure anale, de fistule anale jusqu’au cancer colorectal.

Et hop, chez le médecin !

Le premier bon réflexe à avoir est d’aller directement chez un médecin. Vous pouvez tout simplement aller voir votre médecin de famille qui peut diagnostiquer lui-même le problème ou vous envoyez vers un spécialiste.

Le spécialiste en question ne peut être qu’un proctologue. Mais, sachez qu’il n’y a pas d’examens complémentaires autres que l’examen avec peut-être un écarteur à faire pour confirmer le diagnostic.

Le traitement dépendra de la gravité de la situation mais pour la plupart des cas, on commence par des anti-inflammatoires, des antalgiques et un laxatif pour la constipation à l’origine ou réflexe du problème.

Amis de la nature, faites-lui confiance !

Si vous n’aimez pas les médicaments, sachez que la nature peut être un très bon allié dans votre cas. Vous y trouverez tout ce qui puisse vous soulager.

Il faut s’armer de patience

Avec un bon régime alimentaire et un petit changement d’hygiène de vie, les hémorroïdes ont tendance à disparaitre par elles-mêmes. Il suffit de leur laisser le temps de dégonfler sans pour autant se laisser aller trop longtemps. Il faut donc prendre son mal en patiente.

L’eau, un remède miraculeux…

Avant d’aller chercher plus loin, avec un peu d’eau, vous pouvez être soulagé. C’est ce qui fait la vie et c’est ce qui la maintient. Il suffit donc d’opter pour la molécule la plus indispensable à la vie à part l’oxygène pour aller mieux.

L’eau glacée

Afin de diminuer la douleur et le gonflement, ainsi que les démangeaisons, il suffit de placer un petit sac de glace sur la zone anale. Cette méthode utilisée pour la plupart des petits bobos donne de très bons résultats avec les hémorroïdes.

Toutefois, il faut faire très attention. L’anus est une partie très innervée et peut faire très mal si on ne s’y prend pas en douceur. Il faut envelopper la glace dans un linge propre et très doux pour ne pas souffrir le martyr en essayant de se soulager.

Le bain de siège

Une autre façon d’utiliser l’eau et l’une des plus anciennes est le bain de siège. Il suffit de remplir une bassine avec de l’eau et de s’assoir dedans tout en gardant ses pieds au chaud. La température de l’eau reste très controversée.

Il y’en a qui préconisent une eau chaude pour contribuer à la dilatation des veines et l’amélioration par conséquent de la circulation sanguine. D’autres affirment que l’eau froide est meilleure pour calmer les démangeaisons et la douleur en « anesthésiant » les récepteurs nerveux.

Vous pouvez aussi utiliser de l’eau tiède. L’important dans tous les cas est que l’eau s’infiltre à travers la paroi. Alors, que ce soit chaud ou froid, peu importe.

Vous pouvez également y ajouter des plantes et des herbes qui offrent de meilleurs résultats en bain de siège.

Les plantes… que des vertus !

Venons maintenant à l’essentiel. Par traitement naturel, on pense toujours aux plantes et ce n’est pas faux. Les plantes sont la base de tout traitement pharmaceutique. Alors, pour éviter la longue liste des effets secondaires, il suffit de revenir aux sources directement.

La molène pour les hémorroïdes internes…

On entend souvent parler de cette plante pour les problèmes respiratoires. Pourtant, ce n’est pas que le système respiratoire qui peut en profiter. Cette plante agit sur les hémorroïdes en rétablissant le flux sanguin normal.

Quant à la façon de l’utiliser, il y’en a trois. La première est de broyer les feuilles pour les mettre en cataplasme sur la zone anale. La deuxième consiste à écraser ces feuilles pour en faire une pâte à l’aide d’eau chaude et de les mettre en cataplasme aussi. La troisième consiste à utiliser l’eau du bouillon des feuilles comme solution de lavage.

Le thé de millefeuille

La plante appelée millefeuille est un traitement miraculeux pour les hémorroïdes. En effet, elle soulage la crise hémorroïdaire et prévient leur réapparition. Vous pouvez les infuser et les boire comme un thé en veillant à ce qu’il soit chaud.

Vous pouvez également l’utiliser en externe en infusant le thé et en le laissant noircir pendant 30 à 60 minutes. Cette préparation nettoie la peau autour de l’anus et agit comme un antiseptique naturel.

La teinture de calendula

La calendula est une plante anti-inflammatoire, anti-brûlure, antiseptique et j’en passe. Vous pouvez la trouver en pommade préparant vous-même la teinture et l’utiliser après l’avoir bien dilué en usage externe ou en lavement interne en cas d’hémorroïdes internes.

L’hamamélis

L’hamamélis est la plante la plus connue quand il s’agit d’hémorroïdes et pour cause. Cette plante a des vertus médicinales contre l’inflammation et la sensation de brûlure. Il suffit de porter la plante à ébullition, d’infiltrer et de mettre dans le bain de siège.

Rien ne marche et on me parle d’opération !

Parfois, quand on se rend compte du problème assez tardivement, on ne se prend en charge qu’avec des complications. Dans ce cas, l’opération devient inévitable. Si votre médecin vous en parle, c’est qu’il n’y a plus de solution.

Pourquoi ?

Quand ça se complique, ça peut aller jusqu’à la thrombose hémorroïdaire. Cette complication n’est plus traitable par des médicaments et il faut passer au bistouri.

Comment ça se passe ?

Ça se passe comme n’importe quelle opération. Vous passez au bloc opératoire, vous vous endormez et vous ne ressentez rien du tout. Vous aurez droit à des antalgiques forts après pour les douleurs post-opératoires.

Quelles complications ?

Mise à part les complications liées à l’anesthésie, vous pouvez avoir droit à une infection du site opératoire. Ceci est très facilement évitable si vous suivez à la lettre les consignes d’hygiène de votre chirurgien. Vous pouvez aussi avoir des hémorroïdes après la chirurgie et devoir repasser au bloc.

Ceci dit, les complications sont rares vu que l’opération en elle-même reste assez rare. Les proctologue essayent de l’éviter au maximum pour la gêne que ça apporte au patient.

Cet article est tiré du site :

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here