On connaît les sérigraphies criardes de Marilyn Monroe ou les boîtes de soupe Campbell. On connaît beaucoup moins l’Andy Warhol qui dessine, seul, avec un crayon, depuis l’adolescence jusqu’à ses derniers mois. C’est ce pan méconnu de son travail que le Musée du Luxembourg met en lumière du 16 septembre 2026 au 10 janvier 2027, avec une exposition consacrée presque exclusivement au dessin.
Un Warhol qu’on ne connaît pas
Près de 150 dessins sont réunis, accompagnés d’une dizaine de peintures seulement, de sérigraphies sur papier, de photographies et d’archives (imprimés, vidéos, scrapbooks). Le parcours s’ouvre sur un autoportrait réalisé en 1942, quand Warhol n’a que 14 ans, et se referme sur des dessins à l’acrylique liés à sa version de La Dernière Cène, œuvre de la toute fin de sa vie en 1986. Entre les deux, quatre décennies d’un geste que l’artiste n’a jamais abandonné, même au sommet de sa gloire pop.
Cinq salles, un fil continu
L’exposition est organisée en plusieurs ensembles thématiques qui vont des scènes du quotidien et des petites excentricités de la vie new-yorkaise aux visages et aux masques, en passant par des dessins à caractère érotique restés longtemps discrets, jusqu’à des figures inspirées de motifs religieux et macabres. Cette construction permet de suivre, sans rupture, un Warhol dessinateur qui a d’abord travaillé comme illustrateur publicitaire avant de devenir l’icône du Pop Art que l’on connaît.
C’est aussi ce qui distingue cette exposition des grandes rétrospectives habituelles : plutôt que de dérouler à nouveau les images les plus reproduites de l’artiste, le Musée du Luxembourg choisit un angle technique et intime, celui du trait, pour raconter une trajectoire créative complète. La rentrée culturelle parisienne 2026 ne manque pourtant pas de propositions fortes, entre l’exposition Bartholdi au musée d’Orsay, la rétrospective consacrée à Tintoret au musée Jacquemart-André ou encore le parcours immersif d’Erlich au Grand Palais : Warhol y trouve une place à part, loin du strict registre de l’image reproductible.
Informations pratiques
- Dates : du 16 septembre 2026 au 10 janvier 2027
- Lieu : Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, Paris 6e (métro Saint-Sulpice, ligne 4)
- Horaires : tous les jours de 10h30 à 19h, nocturne le lundi jusqu’à 22h (fermé le 1er mai et le 25 décembre)
- Tarifs : 14€ plein tarif, 10€ tarif réduit, gratuit pour les moins de 16 ans
- Réservation conseillée sur le site du musée
Questions fréquentes
L’exposition présente-t-elle des œuvres pop art classiques de Warhol ?
Non, ou très peu : le parcours privilégie le dessin, avec une dizaine de peintures seulement. Les sérigraphies les plus célèbres (Marilyn, boîtes de soupe) n’en sont pas le sujet.
Faut-il réserver son billet à l’avance ?
La réservation en ligne est conseillée compte tenu de l’affluence attendue pour cette exposition événement de la rentrée parisienne.
L’exposition convient-elle à un public non initié à l’histoire de l’art ?
Oui : le parcours chronologique, de l’autoportrait de jeunesse aux dernières œuvres, permet de suivre le fil sans connaissances préalables sur l’artiste.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

