Cet été 2026, une poignée de sites naturels français emblématiques ont changé leurs règles d’accès. Fini l’improvisation : à la calanque de Sugiton, sur l’île de Porquerolles ou à Bréhat, il faut désormais réserver, respecter une jauge ou composer avec des horaires stricts. Objectif affiché par les gestionnaires de ces sites : freiner le surtourisme qui menace des écosystèmes déjà fragilisés par la chaleur et la sécheresse.
Des quotas de visiteurs qui se généralisent
Le cas le plus spectaculaire est celui de la calanque de Sugiton, dans le Parc national des Calanques, près de Marseille. Le site accueillait jusqu’à 2 500 visiteurs par jour lors des pics estivaux ; la jauge est désormais limitée à 400 personnes quotidiennes, par groupes de cinq maximum. Pour la saison 2026, la réservation gratuite s’applique les 20 et 21 juin, tous les jours du 27 juin au 30 août, puis les 5, 6, 12 et 13 septembre. Les créneaux, ouverts en ligne trois jours à l’avance, se referment la veille de la visite à 18 heures.
À Porquerolles, dans le Var, le principe est différent : c’est le nombre de traversées maritimes qui est plafonné, à travers une charte signée par sept compagnies, avec un maximum d’environ 6 000 visiteurs par jour de fin juin à fin août. Ce dispositif, en place depuis 2021, reste inchangé cette année.
À Bréhat, dans les Côtes-d’Armor, la contrainte combine seuil et horaires : un arrêté municipal limite l’accès à 4 700 visiteurs en semaine, uniquement entre 8h30 et 14h30, du 28 juillet au 22 août.
Pourquoi ces mesures maintenant
Ces dispositifs répondent à une pression touristique croissante sur des milieux naturels sensibles : sentiers érodés, végétation piétinée, faune dérangée, gestion de l’eau et des déchets rendue difficile par les pics de fréquentation. Les gestionnaires de sites naturels protégés, souvent en lien avec les parcs nationaux et les collectivités locales, misent sur la réservation en ligne pour lisser les flux plutôt que pour réduire la fréquentation totale sur l’année.
La jauge chiffrée reste toutefois l’exception plus que la règle : la grande majorité des sites naturels français restent en accès libre. Mais le mouvement, amorcé sur quelques sites pilotes il y a plusieurs années, semble s’installer durablement dans le paysage touristique estival.
Ce qu’il faut retenir avant de partir
- Vérifier systématiquement, avant de partir, si le site visé impose une réservation en ligne ou une jauge horaire.
- Prévoir une marge : les créneaux les plus demandés (matinée, week-end) se remplissent vite.
- Privilégier les horaires creux ou la basse saison pour éviter toute contrainte de réservation.
- Se renseigner directement sur le site officiel du parc ou de la mairie concernée, les modalités pouvant évoluer d’une année sur l’autre.
Pour les amateurs de loisirs en plein air, ces nouvelles règles imposent un peu plus d’anticipation, mais elles participent aussi à préserver des paysages qui, sans cela, s’abîmeraient plus vite. Quelques astuces et conseils pratiques permettent d’éviter les mauvaises surprises, notamment pour les sorties en famille pendant les vacances.
Questions fréquentes
Faut-il payer pour réserver sa place sur ces sites naturels ?
Non, dans les cas de Sugiton et de Porquerolles, la réservation ou le contrôle d’accès reste gratuit ; seuls les frais de transport (bateau, transport local) s’appliquent le cas échéant.
Que se passe-t-il si le quota est atteint ?
L’accès au site est refusé ou reporté aux visiteurs sans créneau réservé ; il est donc conseillé de réserver plusieurs jours à l’avance sur les périodes les plus demandées.
Ces quotas concernent-ils tous les sites naturels français ?
Non, seule une minorité de sites très fréquentés a mis en place une jauge chiffrée à ce jour ; la plupart des espaces naturels français restent en accès libre.
Sources
Parc national des Calanques —
Sciencepost —
Europe 1
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

