Pour la première fois de son histoire, le Tour de France Femmes avec Zwift a grimpé le mont Ventoux. Une étape reine à la portée symbolique forte, qui marque une nouvelle étape dans la reconnaissance du cyclisme féminin de haut niveau, cinq ans à peine après la renaissance de l’épreuve.
Le Ventoux, un sommet longtemps réservé aux hommes
Depuis sa création en 1951, le mont Ventoux a toujours fait partie du patrimoine du Tour de France masculin, mais jamais les coureuses professionnelles n’avaient eu l’occasion de l’affronter dans le cadre de la Grande Boucle féminine. C’est chose faite avec cette 5e édition du Tour de France Femmes avec Zwift : l’étape reine, longue de 146,8 kilomètres entre La Voulte-sur-Rhône et le sommet du « Géant de Provence », a cumulé plus de 3 500 mètres de dénivelé, avec une arrivée à 1 910 mètres d’altitude au terme d’une ascension de 15,7 kilomètres à 8,8 % de pente moyenne.
Cette entrée du Ventoux au calendrier féminin n’est pas un simple choix sportif : elle traduit une volonté assumée des organisateurs d’aligner, ascension après ascension, le patrimoine du Tour féminin sur celui de l’épreuve masculine, après l’Alpe d’Huez et le Tourmalet déjà franchis lors des précédentes éditions.
Une étape qui a fait basculer le classement général
Sur les pentes du géant provençal, c’est la Polonaise Katarzyna Niewiadoma qui s’est imposée, endossant dans la foulée le maillot jaune de leader avec 15 secondes d’avance sur la Néerlandaise Demi Vollering, numéro un mondiale à l’UCI, et la Suissesse Marlen Reusser. La Française Pauline Ferrand-Prévot, tenante du titre, comptait parmi les trois grandes favorites annoncées avant le départ de cette étape, aux côtés de Niewiadoma et Vollering.
Ce final au sommet, à deux étapes de l’arrivée, a rebattu les cartes d’une course jusque-là très disputée entre plusieurs championnes confirmées, illustrant le niveau désormais très resserré du peloton féminin international.
Un symbole pour la croissance du cyclisme féminin
Au-delà du résultat sportif, cette première ascension féminine du Ventoux s’inscrit dans une dynamique plus large de professionnalisation du cyclisme féminin : audiences en hausse, budgets d’équipes renforcés, et calendrier de plus en plus exigeant à mesure que l’épreuve gagne en légitimité auprès du grand public. Un mouvement qui dépasse le seul sport de haut niveau et qui se retrouve aussi du côté des pratiques amateurs, où de plus en plus de cyclosportives féminines voient le jour partout en France, portées par cet engouement croissant évoqué dans notre rubrique Famille – Société.
Pour les amateurs tentés de s’attaquer eux-mêmes au Ventoux, mieux vaut se préparer sérieusement : gestion de l’effort sur la longueur de l’ascension, hydratation renforcée face à l’exposition au vent et au soleil du sommet, et choix d’un braquet adapté à la pente sont autant de points abordés régulièrement dans notre rubrique Astuces et Conseils. Les retombées économiques locales autour de ce type d’événement, hébergement, restauration, tourisme sportif, sont par ailleurs suivies de près par les acteurs du territoire, un sujet que notre rubrique Economie – Finance continue de documenter au fil des grands rendez-vous sportifs.
Questions fréquentes
Pourquoi l’ascension du Ventoux par le Tour de France Femmes est-elle historique ?
Parce que c’est la toute première fois, en cinq éditions, que les coureuses du Tour de France Femmes avec Zwift empruntent ce col mythique, jusque-là réservé au parcours masculin.
Qui a remporté l’étape du Mont Ventoux en 2026 ?
La Polonaise Katarzyna Niewiadoma s’est imposée au sommet et a pris le maillot jaune de leader du classement général, avec 15 secondes d’avance sur la Néerlandaise Demi Vollering.
Le cyclisme féminin amateur profite-t-il aussi de cet engouement ?
Oui : la médiatisation croissante du Tour de France Femmes s’accompagne d’une hausse du nombre de pratiquantes et d’événements cyclosportifs féminins organisés en France.

