En pleine course pour la présidence de la république, tous les candidats se retrouvent confrontés à certaines questions qui intéressent tout le public français et qui pourraient jouer un rôle décisif dans la décision de vote du français moyen.

Parmi ces questions décisives, on trouve la situation de la femme, dans la société et au travail, et la position de ces différents candidats vis-à-vis des dispositifs déjà en place et ce qu’ils comptent bien faire, une fois élus pour améliorer cette condition.

Notons que le point le plus décisif dans la détermination de la situation socio-économique de la femme reste la question du salaire, car malgré tous les efforts qui ont été entrepris jusqu’à aujourd’hui, les inégalités salariales dues au sexe continuent d’exister !

En effet, le salaire mensuel net d’un homme reste en moyenne supérieur au salaire mensuel net d’une femme de 448 euros (si vous ne comprenez pas la différence entre le salaire net et le salaire brut, vous pouvez facilement convertir votre salaire du brut au net sur salaire-brut-net.net)

Alors que disent les candidats à la Présidentielle concernant l’égalité (ou plutôt l’inégalité) des salaires ?

Benoit Hamon et le renforcement des sanctions

Le candidat de gauche veut utiliser la manière forte pour « encourager » les entreprises à respecter l’égalité salariale en imposant plus de contrôle et d’amendes en cas de non respect des accords d’égalité salariales. Il entend aussi renforcer les sanctions.

Notons toutefois au passage que ces sanctions ont déjà bien été renforcées durant ce quinquennat.

Le point fort concernant le renforcement du pouvoir d’achat dans son programme reste tout de même l’attention qu’il compte porter aux mères seules en misant sur le revenu universel.

Macron et le procédé « Name and Shame »

Emmanuel Macron quant à lui, loin du renforcement des sanctions économiques, se propose plutôt de renforcer les dispositions législatives en multipliant les contrôles aléatoires.

Mais là où il compte frapper fort, c’est en publiant les résultats de ces contrôles aléatoires, d’où le nom « Name and Shame » afin d’augmenter la pression de l’opinion publique sur ces entreprises qui devraient les pousser, à terme, à respecter cette égalité salariale.

Mélanchon et la revalorisation de certains métiers

Le candidat ne propose pas de renforcement des sanctions ou un procédé de « honte publique », mais plutôt une approche plus douce, qui pourrait porter plus de fruits, en généralisant les accords contre les inégalités salariales à TOUTES les entreprises et non plus uniquement aux entreprises de plus de 50 salariés.

Ce qu’il propose d’autre pour améliorer la situation économique de la femme, c’est la revalorisation de certains métiers qui sont majoritairement occupés par des femmes.

Le Pen et Fillon évitent la question

Fillon se propose d’inciter les employeurs à développer et valoriser le télétravail (ce qui devrait aider les femmes à mieux allier vie professionnelle et vie de famille) et de mettre l’accent sur les crèches et les gardes d’enfants pour que les femmes puissent travailler davantage.

Il n’évoque aucune mesure particulière pour l’égalité salariale.

Le Pen, quant à elle, se propose simplement de « mettre en place un plan national pour l’égalité salariale femme/homme » et de « lutter contre la précarité professionnelle et sociale  » sans s’étendre plus sur le sujet ou donner plus de détails sur les mesures qu’elle compte entreprendre.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.