Vingt-huit ans après un premier volet passé presque inaperçu en salle, Les Ensorceleuses 2 retrouve ce mercredi les écrans français, porté par les retrouvailles très attendues de Sandra Bullock et Nicole Kidman. Le film clôt une saga littéraire installée depuis longtemps dans l’imaginaire populaire, et relance une question plus large : pourquoi certains longs-métrages jugés anodins à leur sortie finissent-ils, des années plus tard, par devenir des objets de culte capables de justifier une suite ?
Un four commercial devenu référence esthétique
Le premier volet, sorti à la toute fin des années 1990, n’avait guère convaincu au box-office ni la critique de l’époque. C’est dans la décennie suivante que le film a trouvé son public, porté par les plateformes de streaming puis par les réseaux sociaux, qui ont transformé son univers visuel en référence à part entière. Plusieurs éléments expliquent cette seconde vie :
- une ambiance automnale et une maison de sorcières devenues des images repartagées massivement en ligne ;
- des tenues (robes légères, cardigans, pièces fleuries) reprises comme code vestimentaire à part entière ;
- une intrigue familiale autour d’une malédiction transmise de génération en génération, un ressort narratif qui continue de fasciner le public, comme le montre par ailleurs l’engouement pour les récits hantés par une menace ancestrale, à l’image de l’exposition consacrée à Toutânkhamon et à ses mystères.
Un casting qui traverse les générations
Sandra Bullock et Nicole Kidman reprennent leurs rôles de sœurs liées par le sang et par la magie, dans une distribution qui associe volontairement plusieurs générations de comédiens. À leurs côtés figurent notamment Joey King, Maisie Williams, Lee Pace et Dianne Wiest, qui incarnait déjà une figure familiale marquante dans le premier film. Ce choix de mêler visages installés et jeunes talents n’a rien d’anodin : il vise à toucher aussi bien les spectateurs qui ont grandi avec l’œuvre originale que ceux qui la découvrent aujourd’hui. Cette transmission d’un récit d’une génération à l’autre trouve d’ailleurs un écho dans d’autres formes de spectacle vivant, comme le théâtre de rue rassemblé chaque année à Aurillac, où les compagnies mêlent également tradition et nouvelles écritures.
Une réalisation pensée pour l’immersion
La mise en scène a été confiée à la réalisatrice danoise Susanne Bier, connue pour son travail sur des productions au ton sombre et sensoriel. Le résultat revendique une atmosphère enveloppante, portée notamment par une chanson originale interprétée par Lana Del Rey, pensée pour prolonger l’expérience du film au-delà de la salle. Cette recherche d’un univers immersif, où le décor et la bande-son comptent presque autant que l’intrigue, rejoint une tendance plus large du secteur culturel : le public plébiscite de plus en plus les expériences qui l’enveloppent totalement, à l’instar des expositions immersives qui brouillent les repères des visiteurs.
Pourquoi une suite arrive-t-elle maintenant ?
Le scénario s’appuie sur « The Book of Magic », le dernier roman d’Alice Hoffman consacré à la famille Owens, ce qui garantit une base narrative déjà connue des lecteurs de la saga. Mais le calendrier n’est pas non plus le fruit du hasard : les studios misent régulièrement sur des suites tardives lorsque l’œuvre d’origine a été redécouverte par une nouvelle génération grâce aux réseaux sociaux. En misant sur une sortie à l’approche de l’automne, période associée à l’imaginaire du film depuis toujours, la production espère transformer un succès d’estime différé en événement de salle assumé.
Questions fréquentes
Qui sont les actrices principales des Ensorceleuses 2 ?
Sandra Bullock et Nicole Kidman reprennent leurs rôles de sœurs Owens, entourées notamment de Joey King, Maisie Williams, Lee Pace et Dianne Wiest.
Faut-il avoir vu le premier film pour comprendre la suite ?
Ce n’est pas indispensable : le film rappelle les grandes lignes de la malédiction familiale, mais les spectateurs ayant vu l’œuvre originale retrouveront davantage de clins d’œil et de continuité dans l’ambiance.
Sur quel livre le film est-il basé ?
Le scénario s’inspire de « The Book of Magic » d’Alice Hoffman, quatrième et dernier roman de la saga consacrée à la famille Owens.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

