Sénat : un groupe RN inédit, Gérard Larcher reconduit à la présidence

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Illustration générée par IA d'un bâtiment parlementaire à la française, drapeau tricolore

Les élections sénatoriales du 27 septembre ont renouvelé 178 des 348 sièges du Sénat, et les résultats redessinent sensiblement les équilibres de la chambre haute. Première séance de la nouvelle mandature, Gérard Larcher a été reconduit à la présidence dès le premier tour, le 1er octobre, pendant qu’un nouveau groupe politique faisait une entrée inédite dans l’hémicycle du Luxembourg.

Ce qui change dans la composition du Sénat

La droite et le centre, qui disposaient de 246 sièges avant le scrutin, en comptent désormais 231 sur 348. La gauche progresse légèrement, de 98 à 100 sièges. Mais le mouvement le plus marquant concerne le Rassemblement National : porté par ses nouveaux élus, le parti dispose assez d’effectifs pour constituer, avec son allié de l’Union des droites pour la République, un groupe baptisé « Union Nationale pour les Territoires ». C’est une première dans l’histoire de la chambre haute, qui n’avait jusqu’ici jamais compté de groupe RN constitué.

Ce changement ne bouleverse pas pour autant la majorité sénatoriale : l’alliance droite-centre conserve, à elle seule, plus de la moitié des sièges et n’a pas besoin des voix du nouveau groupe pour faire adopter ses textes.

Gérard Larcher reconduit dès le premier tour

Sénateur des Yvelines âgé de 77 ans, Gérard Larcher a recueilli 203 voix sur 302 suffrages exprimés, obtenant un nouveau mandat jusqu’en 2029. Il préside l’institution de façon quasi continue depuis 2014, après un premier passage entre 2008 et 2011. Seuls trois candidats de gauche se sont présentés face à lui ; le nouveau groupe RN-UDR s’est abstenu lors du vote.

La fonction de président du Sénat dépasse la seule présidence des débats : son titulaire est aussi, selon la Constitution, celui qui assure l’intérim de la présidence de la République en cas de vacance du pouvoir. Un rôle qui explique l’attention particulière portée à chaque élection à ce poste.

Pourquoi l’arrivée d’un groupe RN au Sénat compte

Former un groupe parlementaire donne accès à des moyens concrets : temps de parole en séance, sièges dans les commissions permanentes, moyens humains et financiers propres. Pour le Rassemblement National, cette reconnaissance institutionnelle au Sénat, chambre où le parti était historiquement peu représenté, marque une étape dans son implantation locale, après les gains enregistrés lors de précédentes élections municipales et départementales.

Ce sujet s’inscrit dans un paysage institutionnel plus large où plusieurs textes sont actuellement en discussion, qu’il s’agisse des nouvelles règles encadrant le démarchage téléphonique ou de la loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, récemment retoquée par le Conseil constitutionnel. Dans un registre différent, la modernisation de l’État se poursuit aussi avec le déploiement de la future super-application pour simplifier les démarches administratives.

Questions fréquentes

Le Sénat a-t-il changé de majorité ?

Non. L’alliance droite-centre perd des sièges mais reste largement majoritaire avec 231 sièges sur 348, sans dépendre des voix du nouveau groupe RN-UDR.

Combien de temps dure le mandat de Gérard Larcher ?

Son nouveau mandat à la présidence du Sénat court jusqu’en 2029, au rythme des renouvellements triennaux de la chambre haute.

Qu’apporte concrètement un groupe parlementaire au Sénat ?

Un groupe constitué donne à ses membres du temps de parole en séance, des sièges dans les commissions et des moyens financiers et humains propres, que n’ont pas les sénateurs non rattachés à un groupe.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale