Le Grand Palais rouvre ses cimaises le 23 septembre avec une exposition qui ne ressemble à aucune rétrospective classique. « Cézanne et nous » ne se contente pas d’aligner les toiles du peintre d’Aix-en-Provence : elle les met en dialogue avec près de quatre-vingts artistes qu’il a influencés, de Gauguin à Peter Doig. Un pari muséographique qui change la manière de raconter l’histoire de l’art et des expositions à Paris.
Une exposition pensée comme un dialogue, pas comme un bilan
À rebours des grandes rétrospectives qui empilent les œuvres d’un même artiste par ordre chronologique, le Grand Palais a choisi une logique de filiation. Sur les 174 œuvres présentées, 69 sont signées Paul Cézanne (1839-1906) et 105 proviennent de 78 autres créateurs qui ont, chacun à leur manière, regardé, digéré ou détourné sa peinture. Gauguin, Matisse, Picasso, Mondrian, mais aussi des artistes plus contemporains comme Joan Mitchell, Bridget Riley ou Peter Doig, se retrouvent ainsi accrochés aux côtés du maître provençal.
- Dates : du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027, aux Galeries nationales du Grand Palais.
- 174 œuvres au total, dont 69 de Paul Cézanne.
- 78 artistes « héritiers » convoqués, du post-impressionnisme à l’art contemporain.
- Commissariat assuré conjointement par des conservateurs du Centre Pompidou, du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie.
Pourquoi ce choix change la lecture de Cézanne
L’idée reçue voudrait que Cézanne soit un peintre déjà mille fois raconté, dont il n’y aurait plus grand-chose à dire. L’exposition prend le contre-pied de cette lassitude : elle ne cherche pas à ajouter une biographie de plus, mais à montrer comment son vocabulaire pictural a essaimé — la géométrisation des volumes, les plans de couleur juxtaposés, la manière de suggérer le mouvement sans jamais figer la scène. C’est précisément ce que les commissaires, venus du Centre Pompidou, d’Orsay et de l’Orangerie, ont voulu démontrer en organisant un parcours co-produit par trois institutions plutôt qu’une seule.
Cette rentrée parisienne multiplie d’ailleurs les propositions qui sortent du format classique de la rétrospective : le Musée du Luxembourg consacre sa programmation aux dessins méconnus d’Andy Warhol, tandis que le Musée d’Art Moderne de Paris accueille la première exposition française de Kerry James Marshall. Un même mouvement traverse ces choix de programmation : replacer une œuvre dans un réseau d’influences plutôt que dans une simple chronologie.
Ce que cela change pour le visiteur
Concrètement, le parcours ne se lit pas comme une ligne du temps mais comme une série de face-à-face. Une nature morte de Cézanne peut ainsi voisiner avec une composition cubiste de Picasso ou une toile abstraite de Mondrian, chacune éclairant l’autre. Pour qui a déjà vu d’autres expositions consacrées à l’histoire de la peinture, comme celle que le musée d’Orsay a organisée autour de Bartholdi, le contraste de méthode est net : ici, l’accrochage thématique prime sur la biographie.
Autre conséquence pratique : la billetterie, mise en ligne plusieurs semaines avant l’ouverture, laisse anticiper une forte affluence, comme c’est souvent le cas pour les expositions co-produites par plusieurs grandes institutions parisiennes. Réserver un créneau en amont reste la meilleure option pour éviter l’attente, notamment les week-ends — un conseil qui vaut aussi pour les autres grands rendez-vous de salons et festivals de cette rentrée.
Questions fréquentes
Combien d’œuvres de Cézanne sont réellement exposées ?
69 œuvres de Paul Cézanne sont présentées, sur un total de 174 œuvres. Les 105 autres proviennent des 78 artistes mis en dialogue avec lui.
L’exposition retrace-t-elle la vie de Cézanne ?
Non : ce n’est pas une biographie chronologique. Le parcours est organisé autour de l’influence de sa peinture sur les générations suivantes, jusqu’à l’art contemporain.
Jusqu’à quand peut-on visiter « Cézanne et nous » ?
L’exposition est visible du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027 aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris.
Sources
Grand Palais — page officielle de l’exposition
Ville de Paris — fiche événement
Slash Paris — présentation de l’exposition
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

