La COP17 sur la biodiversité s’est achevée dans la nuit du 30 au 31 octobre 2026 à Erevan, en Arménie. Les délégations réunies sous l’égide de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique ont adopté près de 50 décisions, dont un texte phare baptisé la Voie d’Erevan, censé relancer l’action mondiale pour la nature avant l’échéance 2030. Mais sur le point le plus attendu, celui du financement, l’accord reste flou, et la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a elle-même évoqué des « occasions manquées ».
Ce que contient la « Voie d’Erevan »
Ce texte réaffirme l’engagement pris en 2022 à Montréal de stopper puis inverser l’érosion de la biodiversité d’ici 2030. Il couvre un ensemble de sujets techniques : aires protégées, biodiversité forestière, espèces invasives, biologie de synthèse et protection des milieux marins. La conférence a également adopté les règles de fonctionnement de l’organe permanent chargé de renforcer la participation des peuples autochtones et des communautés locales aux travaux de la Convention. Ce sujet s’inscrit dans les grands dossiers régulièrement suivis par la rubrique Écologie – Environnement.
Le nœud du financement, toujours irrésolu
Selon le secrétariat de la Convention, la trajectoire actuelle ne permet pas d’atteindre les 23 objectifs fixés pour 2030. Le point de blocage reste le même qu’à Montréal puis à Cali : l’élargissement de la base des pays contributeurs au financement de la protection de la nature. Les pays du Sud réclament des engagements chiffrés et pérennes ; plusieurs pays développés renvoient la question à de futures échéances. Cette impasse budgétaire renvoie directement aux arbitrages suivis dans la rubrique Économie – Finance, où les choix de financement public de la transition écologique sont régulièrement passés au crible.
Ce que cela change concrètement pour la France
À l’échelle nationale, les leviers mobilisés restent ceux déjà engagés avant la COP17. La France continue de miser sur le développement des énergies renouvelables pour réduire la pression sur les écosystèmes liée aux énergies fossiles. Sur le plan du financement, le pays applique déjà, à son échelle, le principe pollueur-payeur évoqué à Erevan : c’est le même principe qui sous-tend la redevance appliquée depuis le 1er septembre 2026 aux rejets industriels de PFAS. Les collectivités, elles, naviguent en parallèle entre ces nouvelles exigences environnementales et la volonté de simplification administrative portée par le récent décret de simplification des normes.
Des avancées réelles, mais un calendrier sous tension
- Près de 50 décisions adoptées à Erevan, dont la Voie d’Erevan sur la mise en œuvre du cadre mondial pour la biodiversité.
- 23 objectifs 2030 jugés hors trajectoire par le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique.
- Financement : aucun mécanisme contraignant nouveau, la question est renvoyée aux prochaines négociations.
- Prochaine échéance : un bilan d’étape est attendu avant la COP18, pour vérifier si les engagements pris se traduisent en actes.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la « Voie d’Erevan » ?
C’est le texte central adopté à l’issue de la COP17, qui doit accélérer la mise en œuvre du cadre mondial pour la biodiversité adopté à Montréal en 2022, avec l’objectif de stopper puis inverser l’érosion de la nature d’ici 2030.
Pourquoi la France parle-t-elle d’« occasions manquées » ?
Parce que les discussions sur l’élargissement de la base des pays contributeurs au financement de la biodiversité n’ont pas abouti à Erevan, retardant d’autant les moyens disponibles pour appliquer les engagements pris.
Cet accord a-t-il une conséquence directe pour les Français ?
Pas de mesure nouvelle immédiate : les leviers nationaux déjà engagés, comme la redevance pollueur-payeur sur les PFAS ou le développement des énergies renouvelables, restent les outils concrets sur lesquels s’appuie la France en attendant un accord international sur le financement.
Sources
franceinfo,
Politique Matin,
Magazine Hommes d’Afrique.
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

